Les Musiciens

Duo MercutioDuo PhilineDuo Y'voirQuatuor ErnestTrio Musica Humana
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Le Duo Mercutio est né de la rencontre du violoniste Stanislas Gosset et du pianiste Johann Vacher à Genève en 2012. C’est avec enthousiasme et curiosité qu’il explore le répertoire de la sonate, concevant cette formation comme un terrain de jeu où dialoguent, s’accompagnent et fusionnent deux personnalités musicales à part entière. Début 2016 les deux musiciens se produiront au Temple de la Fusterie à Genève, à la Scots Kirk et à l’Eglise de Béthanie à Paris. On pourra les entendre interpréter Schubert sur instruments d’époque au Studio Ansermet et dans la Grande Salle de la HEM de Genève au printemps.
Le duo Mercutio a étudié avec M.-A. Nicolas, C. Pescia, J.-J. Balet et G.-M. Caillat à Genève. Il se perfectionne lors de Masterclasses auprès de Menahem Pressler, Kyoko Hashimoto, David Breitman, Stephan Picard, Katsumi Ueda ou Pascal Devoyon. Séduits par la sonorité et les possibilités qu’offre l’interprétation sur instruments d’époque, les deux musiciens bénéficient des conseils de Pierre Goy et Florence Malgoire dans cette recherche.
On a notamment pu entendre le duo à l’Hôtel des Invalides à Paris, au Manoir de la Fieffe et au Château de Carneville dans le Cotentin, ainsi que dans le cadre du festival « Made In Music » à Neuchâtel et de L’Heure Musicale du Marais à Paris. Le duo Mercutio figure régulièrement au sein de la saison culturelle du conservatoire de musique d’Osny (Val d’Oise).

Zoé Gosset, soprane, et Gaspard Dehaene, pianiste, se rencontrent en 2015 au CNSMD de Paris, dans la classe d’Anne Le Bozec. Ils se découvrent très vite une vraie complicité, amicale et musicale, et se lancent avec un plaisir toujours renouvelé dans un travail de chambriste qui les passionne.
Amoureux de la discussion, leur recherche se construit à deux et se nourrit de leur complémentarité – de la théâtralité innée de Zoé comme de l’intuition sonore évidente de Gaspard. Tous deux germanistes, ils abordent avec gourmandise le répertoire du lied, aussi bien que la mélodie française et anglaise.
En 2015 ils jouent lors d’un concert organisé par Anne Le Bozec autour de mélodies inédites de Pauline Viardot au CNSMD de Paris. Toujours désireux de découvrir de nouveaux horizons, ils suivent des masterclasses auprès de François Leroux et Hartmut Höll.

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Gaspard Dehaene obtient son master de piano au CNSMD de Paris en 2012 avant de poursuivre sa formation au Mozarteum de Salzbourg. Il suit actuellement la classe d’accompagnement vocal d’Anne Le Bozec au CNSMD. 2e Prix du concours de San Sebastian et Grand Prix du concours Alain Marinaro, il reçoit en 2013 le prix Annecy Classic Festival. Il se produit en récital,  à La Roque d’Anthéron, La Folle Journée de Nantes, Radio France Montpellier, Les Flâneries musicales de Reims, Perros-Guirec, Colmar, l’Orangerie de Sceaux, Musique en Bourbonnais, Chopin à Bagatelle, Piano en Valois, Nohant… En duo avec l’altiste Adrien Boisseau, il enregistre un disque consacré à Schumann chez Oehms Classics. On pourra entendre Gaspard début février 2016 dans le concerto n°21 de Mozart à Toulouges avec l’Orchestre de chambre méditérranéen, et dans la Rhapsody in blue de Gershwin à la Sorbonne avec l’Orchestre des Universités de Paris.

En mars 2016, Gaspard Dehaene sera l’un des sept pianistes invités au musée d’Orsay pour interpréter l’intégrale des œuvres d’Erik Satie.

Parallèlement à des études littéraires poussées qui la mèneront à l’ENS Ulm, Paris, Zoé Gosset poursuit des études de chant lyrique à la Hochschule de Leipzig, Allemagne, dans la classe de Regina Werner-Dietrich. Elle y suit également la classe de lied d’Alexander Schmalcz.

Elle poursuit actuellement sa formation au CNSMD de Paris dans la classe d’Alain Buet. Zoé Gosset participe aux productions lyriques de la Hochschule et se produit lors de récitals, notamment à Leipzig (Gohliser Schlösschen, Schumann-Haus, Mendelssohn-Haus).

Également passionnée de danse et de théâtre, elle danse au Gewandhaus pour les 25 ans de l’orchestre Cappuccino et interprète le rôle de Macha dans Les Trois Sœurs de Tchekov à la Hochschule. En juillet 2015, elle participe à la 1ère saison du Festival « Les Fieffés Musiciens », dans le Cotentin. En mars 2016, elle se produira en concert à l’Eglise de Béthanie, Paris, avec le duo Mercutio, autour des « Romances sans paroles ».

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Le Duo Y’voir remporte en septembre 2015 les prix Bärenreiter et U-21 de la radio BR-Klassik au prestigieux Concours International de l’ARD de Munich.
Yun-Ho Chen (Taïwan) et Delphine Armand (France) se rencontrent au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris alors qu’elles étudient respectivement dans les classes de piano de Théodore Parashivesko et de Bruno Rigutto. De leur interculturalité, elles ont su affirmer une originalité et une volonté d’ouverture telle que peut en témoigner leur parcours atypique. Après l’obtention de leurs masters de piano (classe de Roger Muraro et d’Hortense Cartier-Bresson), et de leur master de musique de chambre (classe de Claire Désert), elles poursuivent actuellement leur cursus dans la classe de direction de chant d’Erika Guiomar.

En 2009, elles suivent l’enseignement de Daria Hovora autour de la musique française ouverte aux esthétiques contemporaines. Le duo obtient la même année un premier grand prix et le prix de la meilleure interprétation d’une œuvre française au Forum Musical de Normandie. En 2011, elles sont lauréates du concours Grieg d’Oslo et sont invitées à Kiev en 2012 dans le cadre du festival Chamber Music Session.

Le duo a été programmé dans les saisons musicales des Invalides, du musée d’Orsay, du musée de la marine ou encore du théâtre de l’Odéon. Il y défend à chaque fois son projet de « piano-orchestre ». En décembre 2012, le théâtre du Châtelet l’accueille pour une version de Petrouchka d’Igor Stravinsky, là même où fut créé le ballet en 1911. Cette production s’est effectuée en collaboration avec le monde circassien, la création de la réalisation scénique ayant été confiée à l’école nationale des arts du cirque de Rosny-sous-bois.
Yun-Ho et Delphine ont également effectué une tournée à Taïwan où elles ont donné des master-class et des récitals. En décembre 2014, elles se produisent lors d’un concert consacré au compositeur Alain Bancquart.
Le Quatuor Ernest entame l’année 2016 avec un premier succès en remportant le 3ème prix au Tremplin jeunes quatuors de la Philharmonie de Paris.
La fin d’année 2015 avait quant à elle été marquée par l’enregistrement d’un disque consacré aux concertos pour piano de Mozart dans leur version pour quatuor à cordes et piano avec la pianiste Sylviane Deferne.

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Le Quatuor Ernest se forme en 2013 sous l’impulsion de quatre étudiants de la Haute Ecole de Musique de Genève, dans la classe de Gábor Tákac-Nagy.

Appréciés pour leur complicité et leur plaisir évident à jouer ensemble, les quatre musiciens rencontrent vite leurs premiers succès : le Quatuor est lauréat de la Fondation Milou en décembre 2013 et reçoit le Prix spécial Daisy de Saugy de la Haute École de Musique de Genève en juin 2014. En octobre 2015 il est admis dans la classe de Miguel da Silva au CRR de Paris.

Parallèlement à l’enseignement de Gábor Takács-Nagy et de Miguel da Silva, le Quatuor se perfectionne auprès de grands chambristes tel que Sandor Devich (Quatuor Bartók), Ori Kam (Quatuor de Jérusalem), Hatto Beyerle (Quatuor Alban Berg), Erich Höbarth (Quatuor Mosaïques) ou encore Rainer Schmidt (Quatuor Hagen).

Le Quatuor s’est produit en Suisse, en France, en Allemagne et en Hongrie. Il a notamment été invité aux deux premières éditions de la Swiss Chamber Academy au studio Ernest Ansermet à Genève (concerts enregistrés par la Radio-Télévision Suisse Romande), à la Franz Liszt Academy de Budapest dans le cadre de masterclasses consacrées à Béla Bartók, aux Invalides à Paris, au festival Sine Nomine à Lausanne et à la première édition du festival Les Fieffés Musiciens en Cotentin.

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Au VIe siècle, le philosophe Boèce est le premier à catégoriser la musique en trois conceptions : la musica mundana (harmonie des sphères), la musica instrumentalis (musique audible émanant de la voix humaine ou d’instruments de musique) et enfin la musica humana : harmonie de l’homme, de l’âme et du corps et des émotions. C’est bien de cette musique dont il est question avec le Trio Musica Humana (TMH) créé en 2010 à l’ombre de la Cathédrale Notre-Dame de Paris, par trois étudiants issus de sa Maîtrise : Igor Bouin (basse), Martial Pauliat (ténor) et Yann Rolland (alto). La rencontre et le travail avec le contre-ténor Dominique Visse, membre fondateur de l’ensemble Clément Janequin, sera décisive dans le début de l’aventure humaine et artistique du TMH. La musique à trois voix est d’une facture toujours exigeante qui ne supporte pas d’artifice, mais est bien la quintessence de l’écriture musicale dans ce qu’elle a de plus essentiel. Le TMH explore donc ce répertoire dans le riche corpus polyphonique du Moyen-Âge et de la Renaissance ainsi que dans l’écriture du XXIe siècle (principalement l’œuvre de Vincent Bouchot). Ils n’hésitent pas à faire appel à d’autres complices artistiques, chanteurs, organistes et clavecinistes, pour aborder un répertoire plus vaste (Byrd, Purcell, Bach).

En 2013, le TMH enregistre avec l’ensemble Clément Janequin pour le Label Alpha. Il est un des rares ensembles -non permanent- à se produire régulièrement à la Cathédrale Notre-Dame de Paris, tant seul qu’avec le chœur d’enfants de la Maîtrise Notre-Dame de Paris. En 2015, le TMH se produira au musée de Cluny, à l’Hôtel de Soubise (Paris), à Notre-Dame de Paris pour les concerts de la saison d’été 2015 et au festival Contrepoint 62 avec l’ensemble Clément Janequin en octobre. Enfin, il prépare un spectacle qui sera créé à l’automne. Précédemment il s’est produit des rives du Tarn à la maison d’arrêt de Saint-Etienne, en passant par la Cité de la Voix de Vézelay où il a été en résidence en 2013.